Ca y est, Kahobas a emménagé !

Voilà, je m’y remets, à écrire. Tout était tellement chronométré, organisé, minuté, que depuis mon emménagement le 16 octobre dernier, j’ai complètement lâché prise le côté administratif, site web et réseaux sociaux de Kahobas. Autrement dit, je suis restée éloignée de mon téléphone et de l’ordi et je n’ai rien posté, n’ai donné aucune nouvelle. Plus une semaine avec Achille et moi malades au fond du lit à la maison… Ça donne une certaine inertie chez Kahobas... Alors toutes mes excuses car vous avez été quelques unes et uns à m’interroger sur l’atelier, à nous suivre dans le financement participatif, à vous intéresser à notre projet tout simplement. Je vous dois donc la suite de l’histoire et je reprends du service ce week-end !


Faut dire que cet emménagement, rondement mené par la bonne douzaine de paires de bras des copains du Plateau du Lizon et alentours, fut une des plus rapides étapes du chantier mais non moins symbolique, à mon grand étonnement ! Je redoutais les lourds cartons à porter, la corvée ménage interminable et bien ce fut très rapide et bonne ambiance ! Alors merci Adèle, Anouk, Khorine, Sylvie, Olivier, Guy, Thomas, Soélie, Macéo, Myriam, Dominique, Étienne, Maud, Bernard et Monique !


Ce déménagement m’a allégé mentalement. Le grand rangement et nettoyage des outils et des abords du chantier opéré par Colin, mon Papa et ma Maman, ont fini de conclure ce grand soulagement. Pour Colin ce fut un allègement surtout physique. Moi qui ai plutôt tendance à complexifier les choses dans ma tête, voir l’atelier prêt à recevoir mes meubles, tout propre, les murs en terre toujours debout, ai fait le ménage dans ma tête et puis voir ensuite tout le déménagement effectué, fut comme un lourd poids retiré de mes épaules. J'avais beau ne plus vraiment être physiquement impliquée sur le chantier à partir de septembre (fin du chantier terre) car devant ménager mon corps, je restais très tendue, seule à la maison, sans aucun répit possible. Comme si une étape que je savais difficile s’achevait et qu’on allait enfin vivre plus légèrement à présent. Bref, la libération en somme. Colin, dont j’admire l’acharnement physique sur ce chantier (c’est notamment grâce aux 2-3 heures nocturnes qu’il consacrait au chantier après chaque dîner que nous avons pu emménager 5 mois après le commencement du chantier), a pu décompresser ces 4 dernières semaines. S’enfiler des bouquins, s’enfoncer dans ce précieux monde qu’est la lecture. Rester avec Achille et moi après le travail et après le dîner et gérer ensemble la vie de famille et de la maison que nous avions emménagé 5 mois plus tôt, dès le commencement des travaux. Reprendre les apéros avec les copains, visiter la famille, accepter les invitations aux fêtes, partir en week-end, donner des nouvelles, passer des coups de téléphone, se retaper et DORMIR !

Ci-dessus la vidéo d'une des dernières soirées chantier de Colin reconverti pour l'occasion en carreleur-râleur (j'avais jeté l'éponge alors bravo à lui, parce que le carrelage, c'est chiant!).

Ci-dessus, la vidéo de ma session ménage et rangement du chantier, 7 jours avant l'emménagement. Un ménage qui a fait du bien car je voyais le projet aboutir sous mes yeux!


Me voilà hyper bien installée. Chaque outil, poste de production et stock de tissu a trouvé une place. Je me suis remise à la production le 20 octobre, la liste des commandes étant longue, pas de déco pour le moment, il faut produire pour Noël. Certains rangements sont temporaires car Colin avait aménagé l’ex atelier sur-mesure donc quelques retouches sont à faire de ce côté-ci. Ça sera pour plus tard car au final, le chantier n’est pas tout à fait terminé…

Ce n’est pas une surprise, on savait bien qu’il nous resterait des choses à faire. Début septembre, nous avions pris la décision de tout donner sur l’intérieur afin d’accueillir Kahobas à l’heure, mon préavis à l’Atelier des Savoir-Faire prenant fin le 16 octobre, cette date était notre cap. Restent donc à fabriquer de A à Z les toilettes sèches (semelle, dalles, murs en paille et terre et mobilier), le bardage extérieur qui est presque entièrement brûlé mais aujourd’hui l’atelier est seulement enrobé de son pare-pluie et attend son beau bois brûlé, l’isolation des cuves de récupération d’eau de pluie située à l’extérieur et sensibles au gel qui arrive ici et le montage de la cheminée pour que notre cher authentique pôele Godin fonctionne et me chauffe ! Alors au boulot, Colin reprend du service (allégé, le service) après ce week-end à rallonge fait de siestes et de mini-balades alti-ligériennes.

Je vous retrouve dans trois prochains articles de blog en cours de rédaction: l’un aborde notre nouveau chantier mais d’une toute autre nature et son impact sur Kahobas en 2022, un autre fait de photos du chantier, et enfin le dernier sera le générique de fin du chantier atelier, une sorte de remerciement virtuel avant de procéder aux vrais mercis pour l’aide, les conseils et le soutien financier.


À tout de suite;)


Charlotte